Certains albums dépassent le cadre de la musique pour devenir des références culturelles. « Thriller » de Michael Jackson est de ceux-là. Plus de quarante ans après sa sortie, il reste un manuel de pop parfaitement maîtrisée. Plongeons dans les coulisses de ce disque.
Une sortie en novembre 1982
« Thriller » sort le 30 novembre 1982 chez Epic Records. C’est le sixième album studio de Michael Jackson. Il est enregistré d’avril à novembre 1982 aux studios Westlake, à Los Angeles, avec Quincy Jones à la production. Le budget de production est d’environ 750 000 dollars, une somme importante pour l’époque. Jackson signe lui-même quatre des neuf titres du disque.
Ce travail en studio illustre une méthode : un producteur qui structure le son, des musiciens qui l’enrichissent et un artiste qui impose sa vision. Pour qui s’intéresse à la fabrication d’un tube, c’est une leçon de patience, car chaque titre est travaillé pour que la voix, la basse et la batterie se répondent avec précision.

Un casting de rock’n’roll et de pop
Ce qui frappe, c’est l’ouverture de l’album à d’autres univers. Paul McCartney chante sur « The Girl Is Mine », tandis qu’Eddie Van Halen joue le solo de guitare de « Beat It ». Ce mélange de pop, de funk, de soul et de rock donne à l’ensemble une couleur qui plaira à des publics très différents, des amateurs de danse aux fans de guitares.

Sept singles, sept succès
Sept titres de l’album sont publiés en singles, et tous atteignent le Top 10 du Billboard Hot 100. Seuls deux morceaux, « Baby Be Mine » et « The Lady in My Life », ne sortent pas en single. Pour un disque de neuf titres, c’est une performance rare : presque chaque chanson devient un tube, et l’écoute de l’album ressemble à une compilation de classiques.

Le clip, nouveau terrain de jeu
L’album marque aussi l’histoire de la vidéo musicale. Trois titres font l’objet de clips : « Thriller », « Billie Jean » et « Beat It ». À une époque où la chaîne MTV façonne la manière de découvrir les chansons, ces images donnent à Jackson une présence visuelle inédite : chorégraphies, mise en scène, personnages. Pour beaucoup de téléspectateurs, la danse devient indissociable du morceau.
Huit Grammys en une soirée
Le 28 février 1984, Michael Jackson remporte huit Grammy Awards lors de la même cérémonie, une première pour un artiste. Il était nommé douze fois. Cette soirée consacre un album déjà entré dans toutes les mémoires. Aujourd’hui encore, on retrouve son influence dans la pop, le R&B ainsi que dans l’importance accordée aujourd’hui au clip et à la mise en scène.
Pour l’écouter avec une oreille neuve, essayez de suivre un seul instrument d’un bout à l’autre d’un morceau, par exemple la ligne de basse de « Billie Jean ». Vous découvrirez à quel point chaque détail a été pensé, et pourquoi ce disque reste une référence pour les amateurs de musique, d’Abidjan à New York.
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Source : Session Days, Fox 10 Phoenix.
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