Le rap français est l’une des scènes hip-hop les plus importantes au monde. Retour sur ses débuts.
Les premières ondes
Dès 1982-1983, des émissions de radio parisiennes diffusent du hip-hop, comme « Rapper Dapper » de Sidney Duteil et « Funk à Billy » de Dee Nasty. La tournée « New York City Rap Tour » passe aussi par la France en 1982. Sidney Duteil, Dee Nasty et Lionel D comptent parmi les pionniers. La France est décrite comme le deuxième marché du hip-hop au monde, après les États-Unis.
MC Solaar
Né à Dakar et élevé à Villeneuve-Saint-Georges, MC Solaar sort en 1991 Qui sème le vent récolte le tempo et devient le premier artiste hip-hop français à décrocher un disque de platine. Cinquième As (2001) est considéré comme l’un des albums les plus influents du rap français.
IAM et Suprême NTM
Le groupe marseillais IAM puise dans l’histoire et les thèmes africains : « Les tam-tam de l’Afrique » (1991) est l’un des premiers rap français à aborder l’esclavage, et L’école du micro d’argent (1997) s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. Suprême NTM incarne l’aile la plus dure : son dernier album s’est vendu à plus de 700 000 exemplaires, et son titre « Police » a fait polémique.
Une scène qui s’élargit
Sinik et Diam’s dans les années 2000, puis Soolking, qui mêle raï algérien et hip-hop, et des artistes d’origine congolaise comme Tiakola, Dadju, Damso ou GIMS. Les thèmes : critique sociale, immigration, discrimination, vie en banlieue, avec beaucoup de verlan. Une règle des années 2000, qui impose 40 % de chansons françaises sur les radios francophones, a aussi soutenu le genre.
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Sources
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