Danse, mode, fêtes et argent facile : le coupé-décalé est autant un mode de vie qu’un style musical. Voici ses débuts.
Paris, début des années 2000
Le mouvement naît en France, chez de jeunes Ivoiriens de Paris et de sa banlieue. Dans les clubs, ils s’appellent « La Jet-set » pour se distinguer des autres groupes. Parmi eux : Douk Saga, Le Molare, Lino Versace, Serge Defalet, Boro Sangui, Solo Béton, Chacoule, L’As des As et Abdoul de Bamba. Ils sont connus pour leurs vêtements de marque, leurs bijoux, leurs voitures de luxe, leurs danses et le champagne dépensé en boîte.
« Travaillement » et premier titre
Le « travaillement » désigne l’habitude de donner de l’argent aux artistes qui se produisent. Le producteur David Monsoh propose de transformer cet univers en musique. Douk Saga enregistre alors le premier titre, « Sagacité », avec les arrangeurs David Tayorault et Freddy Assogba.
Abidjan et la suite
En 2002, le style est déjà populaire à Abidjan grâce à des DJ comme DJ Jacob et Erickson le Zulu. Il se renforce pendant le conflit armé de 2002, quand les couvre-feux poussent les bars et les clubs à organiser des fêtes en journée. À partir de 2003, les fondateurs font la tournée de l’Afrique francophone, et en 2004 et 2005 d’autres artistes, comme Meiway, Singuila, Mokobé ou Soprano, rejoignent le mouvement.
Douk Saga
Figure centrale du genre, Douk Saga est mort le 12 octobre 2006 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Ses obsèques à Abidjan ont été traitées comme un événement national.
Le coupé-décalé doit aussi beaucoup au zouglou. Pour continuer : DJ Arafat.
Sources
Écoutez et regardez en arrière-plan, recevez les nouveautés en premier et retrouvez vos favoris.
▶ Google Play App Store

























1 commentaire