MA_VOISINE_LA_SORCIÈRE
ÉPISOSE_9
J’étais complètement perturbée après cette demande inattendue que cette femme m’avait faite, je m’étais mise à la regarder fixement et d’un air étonné je lui ai demandé :
Yolande : pardon !? Que je vienne avec mon enfant ? Et pour qu’elle raison qu’est ce qu’il a avoir avec tout ça je ne comprends pas !
_ ne pose pas trop de questions tu veux payer ta dette n’est ce pas ?
Yolande : oui mais expliquez moi ce que mon fils vient chercher au milieu de toute cette affaire qu’avez vous l’intention de lui faire ?
_ rien ! On veut te proposer un marché qui te permettrai à la fois de rembourser ta dette et de sortir de la situation difficile dans laquelle tu te trouves avec ta famille actuellement.
J’étais tellement perdue et confuse que je ne savais quoi faire, mais la situation que je traversais avec mon mari et mes enfants était si difficile que j’étais vraiment prête à tout pour aider les miens si jamais je trouvais une issue de secours alors j’avais accepté de venir avec mon fils pour voir ce qu’elles avaient à me proposer.
J’étais très rapidement rentrée à la maison et j’avais pris mon dernier garçon, je suis directement sortie de la maison sans rien dire à personne et je me suis rendu le plus vite que je pouvais à la salle de réunion.
Yolande : voici mon fils quelle proposition voulez vous me faire le concernant ?
_ voilà ! Tu as bien fait d’être venue avec celui là, bon je ne vais pas te laisser très longtemps dans le suspense, le marché qu’on veut te proposer est très simple le voilà, étant donné que tu es dans l’incapacité de rembourser ta dette et que Gézabelle ici présente a longtemps cherché un enfant, elle est prête à payer ta dette pour toi et à t’ajouter trois millions pour que tu lui donne ton enfant, qu’en penses tu ?
Quand cette femme m’a faite cette proposition j’étais médusée, je n’arrivais même plus à parler j’étais figée surplace tellement cette proposition me choquait.
Voyant que j’avais fait plus de cinq minutes sans rien dire et que j’étais toute tremblante car j’étais terrorisée cette même femme m’a demandé.
_ hey ! Tu es toujours avec nous ? Alors qu’est ce que tu en penses tu es d’accord pour le marché ?
Yolande : mais vous êtes complètement folle ! Comment pouvez vous me demander de vendre mon fils comme ça comme si de rien n’était, comme s’il s’agissait d’un simple sac à main , vous vous rendez compte de ce que vous me demandez là ? Et toi Gézabelle je suis vraiment très étonnée de toi, alors pendant tout ce temps où tu faisais semblant de vouloir m’aider tu convoitais mes enfants ? Mais sache que même pour tout l’or du monde je ne viendrai jamais l’un de mes enfants jamais au grand jamais je ne ferais une telle chose !
_ réfléchissez très bien Madame, cette proposition vous permettra de sortir non seulement de la pauvreté vous pourrez recommencer une nouvelle vie avec votre famille mais aussi vous acquittez de cette dette pensez y longtemps pour prendre une décision.
Yolande : non ! Je n’ai pas besoin de réfléchir sur quelque chose comme ça ! Il est hors de question que je vende mon enfant encore moins à une femme comme Gézabelle.
Gézabelle : qu’est ce que je t’ai fais ? J’ai toujours été là pour toi et j’ai tout fait pour t’aider mais c’est toi qui a voulue rester dans ta pauvreté, aujourd’hui j’essaie encore de te venir en aide mais tu vois celà en mal.
Yolande : me venir en aide tu dis !? En me demandant de te vendre mon enfant ? Comme ça comme si de rien n’était tu trouves ça normal ? Je n’ai pas besoin d’une telle aide, je préfère encore mourir que d’accepter ça.
Gézabelle : d’accord alors tu vas assumer les conséquences de tes actes, j’espère juste que tu ne regretteras pas cette proposition en or qu’on t’a faite.
Yolande : jamais je ne ferais ça, faite de moi ce que vous voulez allez me porter plainte je suis prête à aller en prison mais jamais je ne viendrai l’un de mes enfants !
_ okay ton choix a été fait, je te préviens que si d’ici trois jours tu ne paye pas cette dette tu t’exposes à de lourdes conséquences.
Yolande : j’attends ce qui va se passer mais je reste sur ma décision.
En quittant cet endroit j’avais littéralement la chaire de poule qui m’envahissait sur tout le corps, j’étais effrayée et complètement désorientée, je suis rentrée à la maison trouvant mes enfants et mon mari qui criaient famine et moi j’étais totalement déboussolée.
Je ne savais même pas comment annoncer à mon mari ce qui était entrain de se passer, nous avions tellement de problème que je ne voulais pas en rajouter d’avantage.
Je m’étais tu et j’avais décidé de garder ce lourd secret pour moi, je n’avais pas le courage ni la force d’avouer à mon mari que j’étais endettée à hauteur de cinq cents mille francs et le pire lui dire la proposition qui m’avait été faite je ne savais même pas par où commencer.
Un jour s’était déjà écoulé, il ne me restait plus que deux jours pour pouvoir payer cette dette mais je n’avais pas le moindre centime sur moi, mon mari sortait et rentrait à peine avec deux mille francs parfois avec lesquels on pouvait à peine préparer de quoi manger et celà après aumoins tous les trois jours, je réfléchissais dans ma tête comment faire pour collecter cette somme.
Il ne me restait plus que un seul jour pour payer ma dette, et je n’avais toujours pas la moindre idée de chez qui où d’où j’allais trouvé l’argent pour rembourser, je n’avais personne chez qui me tourner où à qui demander.
Dans un élan de désespoir j’étais allée revoir ma tante chez qui je n’avais plus mis les pieds depuis des années pour lui demander de l’aide, je m’étais littéralement agenouillée devant elle en larme pour implorer son pardon mais elle m’a fait comprendre qu’elle n’avait pas le moindre centime à me donner, c’est son mari lisant la peine et la tristesse sur mon visage m’avait remis dix mille francs.
Malgré que je trouvais ça assez généreux de sa part cette somme était très loin d’être suffisante pour rembourser ma dette, je ne savais plus chez qui je pouvais me tourner et il ne restait plus que quelques heures pour que je paye ma dette.
Le lendemain était arrivé, la date butoir qui m’avait été donné pour rembourser la dette de cinq cents mille francs, et je n’avais qu’en ma possession la somme de dix mille francs que le mari de ma tante m’avait remit et que j’avais jalousement gardé.
Je ne savais même comment faire, je ne pouvais ni m’enfuir ni me cacher car Gézabelle connaissait ma maison étant donné qu’on était voisine, j’avais si peur de ce qui allait m’arriver, je ne voulais pas aller en prison la vie était déjà assez difficile comme ça pour nous je ne voulais pas qu’elle le soit d’avantage.
Malgré tout j’avais pris cet argent et je m’étais rendu à la réunion dans le but d’implorer le pardon et de supplier ces dames pour qu’elles acceptent ce que j’avais en me donnant encore plus de temps pour que je puisse réunir la totalité de la somme attendue.
_ voilà, si tu es là j’espère que tu as la totalité de ta dette.
Yolande : non je ne l’ai pas, s’il vous plaît je vous implore à genoux je n’ai que dix mille francs si pouvez faire preuve de bienveillance en m’accordant plus de temps pour rembourser je vous en serais très reconnaissante, je n’ai pu avoir que ça s’il vous plaît.
_ non ! Un marché c’est un marché, tu as promis de payer ta dette aujourd’hui et je suis navrée nous ne pouvons que prendre la totalité de ce que tu dois .
Yolande : je n’ai pas pu avoir la totalité de l’argent que faire ?
_ celà n’est pas notre problème, on t’a donné une solution la dernière fois que tu as refusé alors donne l’argent.
Yolande : je n’ai L’argent, je vous en supplie ayez pitié ! Je souffre déjà assez avec ma famille si je vais en prison ça sera une catastrophe je vous en prie !
_ non si tu n’as pas l’argent vas t’en d’ici, mais attends toi à subir ce qui t’attends.
J’étais rentrée une fois de plus la boule au ventre et le mental à zéro, j’étais rentrée et j’attendais à tout moment que les policiers allaient débarqués dans à la maison pour m’arrêter, j’étais tellement angoissée que je n’arrivais même pas à m’asseoir.
Pendant la nuit de ce même jour j’avais fait un rêve étrange, j’avais mon fils dans mes bras au milieu d’une forêt obscure et j’étais au milieu d’un groupe de personne, mon fils m’avait été arraché des mains et j’ai été ligoté comme une chèvre et on s’est mis à me frapper dans tous les sens avec des fouets, et je me voyais souffrir et crier de douleur avec du sang qui me sortais de partout.
Le matin à mon réveil j’avais à peine la force de me lever du lit, mes jambes étaient lourdes et tout le corps me faisait atrocement mal comme si une voiture m’étais passée dessus.
Et c’est de cette fatigue et ce mal être qu’était survenu tout d’un coup des sortes de maladies en moi, tout avait commencé par des boutons qui me sortaient de partout sur le corps et qui me démangeaient affreusement, j’avais été mise à l’écart à la maison pour ne pas contaminer mes enfants et mon mari, je toussais abondamment et parfois je voyais des gouttes de sang sur mon mouchoir.
Le pire était que j’allais au toilette toutes les trentes minutes, je faisais des selles et du sang y était mêlé, s’était à la fois douloureux et insupportable, à chaque fois que j’y allais je m’affaiblissais unpeu plus.
Au bout de une semaine à peine je n’étais devenue plus que l’ombre de moi même, j’avais la peau sur les os et je n’arrivais même plus à me lever du lit, mon mari s’occupait de moi comme d’un enfant car je n’en étais plus capable, malgré les médicaments à l’indigène que je prenais ma situation était de plus en plus scabreuse, je sentais que je n’allais pas tenir plus longtemps, je me disais que j’allais mourir car mon mari n’avait pas les moyens de m’amener à l’hôpital, je sentais mon heure arrivée mais je ne voulais pas mourir, je ne voulais pas partir en laissant mes enfants et mon mari dans une souffrance pareille, qu’est ce qui me détruisait ? Qu’est ce qui me tuait à petit feu de cette manière effroyable ?
À suivre…..
Tendence : 125

