MA_VOISINE_LA_SORCIÈRE
ÉPISODE_6
J’étais terrifiée par ce rêve effroyable qui était entrain de se dérouler dans mon subconscient comme une scène de films Nollywood, je n’avais plus aucun contrôle sur moi je ne pouvais absolument rien faire pour me débattre ni même me lever.
J’étais comme enchaînée par des chaînes invisibles, je devais subir l’épouvantable sensation de faire l’amour avec un démon dont je ne pouvais apercevoir le visage distinctement, et ce fut à la fois effrayant long et insupportable.
J’avais passé là l’une des pires nuits depuis que j’avais aménagé avec mon mari dans cette maison, le matin à mon réveil j’étais essoufflée comme si j’avais fais de grands efforts ou qu’on m’avait démuni de toute mon énergie.
J’arrivais à peine à me lever du lit et j’ai constaté que Gézabelle n’était pas là, je lui ai vu entré quelques minutes après en pagne elle avait l’air d’avoir pris une douche.
Gézabelle : alors Yolande tu as passé une bonne nuit ?
Yolande : pas vraiment , j’ai un horrible cauchemar et jusqu’à maintenant je n’en reviens toujours pas de ce qui s’est passé dans ce rêve, et je suis complètement épuisée on dirait que j’avais été vidée de pa force pendant la nuit.
Gézabelle : c’est tout à fait normal, le stresse et la peur peuvent te pousser à faire des cauchemars comme ceux que tu as fait la nuit d’hier.
Yolande : d’accord mais ça m’avait l’air si réel que j’ai envie de rencontrer un homme de Dieu pour qu’il m’explique mieux la situation.
Gézabelle : un homme de Dieu ? Pour quoi faire ? S’était juste un mauvais arrête de te faire un sang d’encre pour rien vous aimez trop les superstitions dans ce pays.
Yolande : d’accord, tu as sans doute raison ça ne sert à rien que j’aille déranger un homme de Dieu pour rien.
Gézabelle : voilà ! Pas la peine de mettre Dieu partout.
Yolande : et pour mon mari qu’est ce que je vais faire ? Je suis sur le point de voir ma relation se briser complètement j’ai besoin d’aide je t’en supplie.
Gézabelle : qu’est ce que tu veux encore faire avec cet homme et tes enfants, il va finir par se fatiguer, il est juste jaloux tu n’as pas à t’en faire quand la situation va dégénéré il reviendra vers toi.
Yolande : Mais j’aime mon mari et je ne veux pas être séparé de mes enfants, j’ai vraiment besoin d’arranger les choses je me sens bien j’ai besoin d’aide.
Gézabelle : ne t’en fais pas pour ça je vais aller parler avec ton mari pour apaiser les tensions, toi prépare toi pour aller travailler je vais te tenir au courant.
Yolande : je n’ai même pas la tête à aller travailler j’ai envie d’aller voir mon mari et lui demander pardon, j’ai envie de serrer mes enfants dans mes bras cette situation est trop difficile à vivre pour moi.
Gézabelle : non ne fais pas ça ! C’est exactement ce qu’il attend et si tu tombes dans son piège tu peux dire adieu à tes projets avenir, tu as pris une décision il est temps d’assumer.
Yolande : d’accord, mais est ce que je peux te faire confiance sur ce coup?
Gézabelle : ne t’en fais pas je vais remettre les choses à plat avec ton mari tu verras.
Malgré que je ne me sentais pas d’humeur à aller travailler, j’y étais quand même aller suivant les conseils que Gézabelle m’avait donné, je ne comptais désormais plus que sur elle pour sauver mon mariage.
Après son départ pour le travail Gézabelle est allée voir aimer et au lieu d’essayer d’arranger les choses comme elle l’avait promis à Yolande elle se mit au contraire à raconter des propos mensongers à propos de la malheureuse.
Gézabelle : tu vois alors ce que j’essayais de te dire la dernière fois ? Yolande est tellement omnibulée par l’argent que même après avoir eu un tel conflit elle n’essaye même de savoir comment tu vas avec les enfants, tout ce qui l’intéresse c’est son business et l’argent, elle n’avait aucun remords comme si elle s’était détachée d’un poids.
Aimé : d’accord, alors dit lui que je ne veux plus jamais la revoir de toute ma vie, qu’elle reste confortablement dans sa petite vie je vais me débrouiller avec mes enfants.
Gézabelle : je suis vraiment très attristée par cette situation vous formez pourtant un si beau couple.
Aimé : c’est de l’histoire ancienne cette femme n’existe plus pour moi.
Yolande en rentrant du travail le soir espérait que les choses ce sont améliorées.
J’avais passé une journée entière dans les nuages, je n’arrêtais de réfléchir et de me demander ce qui s’était passé, je n’avais qu’une hâte en rentrant que Gézabelle m’annonce qu’elle avait réussie à convaincre mon mari et que les choses se soient arrangées.
Yolande : dis moi Gézabelle tu as réussi à discuter avec mon mari ?
Gézabelle : oui mais hélas les choses ne ce sont pas passées comme prévu.
Yolande : pourquoi ? Qu’est ce qui s’est passé ?
Gézabelle : il est toujours très en colère contre toi, j’ai essayé de toutes les manières possibles de le convaincre de te pardonner mais il m’a envoyé balader, je pense que la meilleure solution pour le moment c’est de le laisser se calmer et le temps vous dira pour la suite.
Yolande : non ce n’est pas possible, vais aller le voir je ne peux pas laisser que les choses se détériorent comme ça.
Gézabelle : non il est toujours en colère c’est mieux que tu reste à l’écart pour le moment.
Gézabelle avait voulue m’empêcher d’aller voir mon mari mais s’était plus fort que moi il fallait que j’aille lui parler pour qu’on puisse arranger la situation.
Une fois devant notre maison je suis entré car la porte était ouverte et dès que mes enfants m’ont vu ils ont couru pour venir m’embrasser et mon mari qui était dans la chambre est sorti aussi vite tenant notre dernier dans les bras.
Aimé : qu’est ce que tu viens faire ici !?
Yolande : je suis venu pour qu’on parle on ne peut pas continuer comme ça tu ne peux pas me séparer ainsi de mes enfants ils n’ont pas à subir nos problèmes.
Aimé : c’est maintenant que tu sais que ce sont tes enfants ? Quand tu les a abandonnés pour te donner corps et âme à ton business tu n’y avait pas penser ? Alors arrête de jouer à celle qui se soucie trop pour eux et vas t’en d’ici tu as fait ton choix à ce qui paraît alors hors d’ici !
Yolande : non je ne peux pas te laisser faire ça Aimé tu n’as pas le droit de me séparer de mes enfants.
Aimé : c’est ce qu’on verra !
Après avoir déposé l’enfant sur le canapé Aimé était venu me mettre dehors à coup de pieds sur le derrière, je l’avais supplié de me pardonner et de me laisser voir mes enfants mais il ne m’ecoutait, je l’avais jamais vu autant en colère et si violent, j’avais du mal à le reconnaître.
J’étais retournée chez Gézabelle en larme, je ne m’arrêtais de pleurer et j’en suis arrivée à un moment à regretter d’avoir fait ce choix car si j’avais décidé de faire tout ça s’était pour famille et c’est exactement le contraire qui s’était produit car j’avais perdu ma famille.
Mais la seule qui me supportait et me comprenait dans ce moment difficile était Gézabelle, elle avait les justes mots pour me remonter le moral alors que j’étais au plus bas.
Gézabelle : ne te rabaisse pas ainsi devant lui et tes enfants, quand il se rendra compte de ton absence et qu’il est incapable de s’occuper des enfants tout seul il reviendra te supplier de rentrer à la maison sèche tes larmes.
Mais malencontreusement les choses ne ce sont pas passées ainsi, au contraire de jour en jour je voyais mon mari s’éloigner de plus en plus de moi, il s’occupait seul des enfants et Gézabelle allait de temps à autre lui donné un coup de main car il refusait que je m’approche de lui.
Il allait déposé les enfants le soir et allait avec le petit dernier à son poste de travail, mais des fois il le laissait chez Gézabelle c’est pendant ce court moment que je pouvais avoir mon propre fils dans mes bras.
Cette situation était si douloureuse à vivre pour moi, j’étais juste à côté de mes enfants mais je ne pouvais pas être avec eux, je devais parfois usé de tous les stratagèmes possibles pour m’approcher d’eux à l’insu de Aimé mais il les avait bourré le cerveau avec des choses tellement horribles que même mes enfants me regardaient avec un air étrange.
Ça me fendait le cœur d’entendre mes enfants appelés Gézabelle maman, car c’est elle qui s’occupait désormais d’eux et moi j’étais là comme une figurante complètement effacée et malheureuse, je pleurais tous les soirs et mon seul réconfort était les bras de Gézabelle.
Plusieurs jours s’étaient écoulées et la situation n’avait pas l’air de vouloir changer, au lieu de rester à la maison à me tourner les pouces je continuais à tourner mon business.
J’avais entrepris la prière mais juste quelques jours tout mon nécessaire de prière avait curieusement disparu comme par enchantement et quand je l’avais demandé à Gézabelle elle m’avait dit n’avoir aucune idée de là où était passée ma bible et tout le reste.
J’étais donc restée quelques jours sans faire de prière et un soir j’étais allée faire mes besoins dans les latrines extérieur et à un moment donné j’ai eu l’impression que quelque chose entrait dans mon ventre, j’avais regardé partout mais je n’avais rien vu.
Quelques jours après cet incident j’avais commencé à être très épuisée et je n’arrêtais pas de vomir, j’avais les vertiges et mal sur tout le corps, à un moment donné je n’arrivais plus à aller au travail et je restais coucher toute la journée.
Yolande : Gézabelle s’il te plaît amène moi à l’hôpital.
Gézabelle : ce n’est pas la peine tu présentes les symptômes de la typhoïde et cela ne se soigne pas à l’hôpital mais à l’indigène je vais te trouver des remèdes pour te guérir.
Yolande : d’accord.
Mais après avoir pris tous les remèdes indigènes que Gézabelle m’avait donné je continuais à être malade et tout au contraire je sentais ma santé se détériorer petit à petit et Gézabelle qui se faisait de plus en plus rare à la maison.
Je restais des journées entières sans voir la lumière du jour, je mangeais à peine et je ne buvais presque pas d’eau je me sentais très fatiguée et je sentais mes forces m’échapper, j’avais l’impression de mourir chaque jour un petit peu.
À suivre…..
 
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