đCHLOĂđ #Episode5
On avait discutĂ© toute lâaprĂšs-midi, câest vers 17 h que les deux vieilles vont finir leur causerie. Damien secoue la tĂȘte en disant Ă sa grand-mĂšre DĂ©dĂ©.
**Damien** : Mamie, tu as parlé de quoi pendant 3 h ?
**Dédé** : Je lui ai demandé de te trouver une bonne épouse, tu as déjà 22 ans, à ton ùge ton pÚre était marié avec ta mÚre, tu étais déjà née. Tu traßnes trop.
**Damien** : Mamie, monte, on va rentrer. Ne me crĂ©e pas de problĂšme sâil te plaĂźt, jâai des Ă©tudes Ă finir dâabord.
**DĂ©dĂ©** : Maggie, tu lâentends ? Je vais quitter ce monde sans voir mes arriĂšres-petits-enfants, Damien ?
**Damien** : Mais mamie, je suis étudiant.
**Dédé** : Tu parles trop. Fais-moi des arriÚres-petits-fils, cahiers et bic là ne vont pas en Chine.
Nette, elle se tourne vers moi et me demande sans dĂ©tour, comme si une mouche lâavait piquĂ©e :
**Dédé** : Et toi, ma fille, tu ne veux pas te marier ?
**Chloé** : Non, pas encore, mamie.
**DĂ©dĂ©** : Marguerite, tu as entendu comment elle mâa appelĂ©e ? Ăa veut dire que la chance va nous sourire.
**Marguerite** : Prions que ça devienne rĂ©alitĂ©. Attends, Damien, tu as une copine, nâest-ce pas ?
**DĂ©dĂ©** : Non, pas du tout ! Il fuit toutes les filles que je lui prĂ©sente comme si jâallais faire un mauvais choix.
**Marguerite** : ChloĂ©, entre toi et ton copain, tout va bien ou vous ĂȘtes fĂąchĂ©es ?
**ChloĂ©** : AĂŻe, mamie, je nâai pas de copain.
**DĂ©dĂ©** : Donc ça veut dire que vous ĂȘtes tous les deux cĂ©libataires. ChloĂ©, mon petit-fils est un garçon bien, sans problĂšmes, et sâil te fait des histoires, dĂ©nonce-le.
**Damien** : Mamie, monte dans le taxi, on va rentrer à la maison. Chloé, pardon, elle veut nous marier, je file.
**Marguerite** : Damien, réfléchis bien. Elle aussi elle fait des études, vous pourrez étudier en couple !
**Damien** : Dis-moi, je peux te faire signe sur Facebook !
**ChloĂ©** : Je nâai pas Facebook, mais je peux te donner mon numĂ©ro, comme ça tu mâĂ©cris sur WhatsApp.
On sâĂ©change nos numĂ©ros sous le regard ravi de nos grands-mĂšres. Quand ils s'en vont, ma grand-mĂšre me mitraille de louanges sur Damien. MĂȘme la nuit, pendant que je suis couchĂ©e dans mon lit, elle ne fera que me parler de lui. Le lendemain matin, en rentrant Ă la maison, elle me conjure de ne pas oublier de lui faire signe. Je lui promets. Enfin chez moi, je raconte lâhistoire Ă ma famille. Ma mĂšre me regarde et me dit sĂšchement :
**Coline** : ConsidÚre ce jeune comme ton mari, Chloé.
**ChloĂ©** : Maman, toi aussi, tu ne vas pas tây mettre !
**Coline** : Tu sais comment jâai fini mariĂ©e avec ton pĂšre ? Câest ces deux femmes, Marguerite et DĂ©dĂ©, qui nous ont prĂ©sentĂ©s. Me voilĂ aujourdâhui avec ton pĂšre et deux enfants.
**ChloĂ©** : Dis plutĂŽt que papa te plaisait depuis, elles ont juste accĂ©lĂ©rĂ© les choses, câest tout.
**Nestor** : Non, hein, ta mÚre ne voulait pas épouser un zemidjan, elle sortait avec un commerçant chauve.
**Sika** : Comment tu as fait la connaissance de maman ?
**Nestor** : Câest sa mĂšre qui est montĂ©e une fois avec moi. Elle mâa dit : « Ma fille veut Ă©pouser un vendeur. Il nâest pas poli, je ne lâaime pas. »
**Chloé** : Et aprÚs, tu as dit quoi, papa ?
**Nestor** : Je lui ai dit quâon ne sait jamais, peut-ĂȘtre quâil avait un mauvais jour quand elle lâa rencontrĂ©. Elle mâa dit non, quâil est nĂ© comme ça, impoli.
**Sika** : Et aprĂšs, elle a dit quoi ?
**Nestor** : Elle mâa demandĂ© directement si jâĂ©tais un homme mariĂ©. Jâai dit non, et nous voilĂ .
**Coline** : Alors, mĂ©fie-toi de ma mĂšre et de la vieille DĂ©dĂ©. Si ces deux femmes te disent que tu vas finir avec ce jeune homme, câest que vous allez finir mariĂ©s.
**ChloĂ©** : Tcho, câĂ©tait juste une coĂŻncidence entre vous.
**Nestor** : Nous, on est lĂ . Coline, tu vas quelque part ?
**Coline** : Non, câest ici, on est, mon mari et moi, on te regarde. Tu veux jouer avec le don de marieuse de ta grand-mĂšre et de DĂ©dĂ© ?
**Sika** : Marieuse ?
**Coline** : Oui ! Elles ont marié plus de 130 personnes. Ces gens sont toujours mariés et ont des enfants.
**ChloĂ©** : Vous me fatiguez. Papa, câest comment ? Non, tu veux fĂȘter ton anniversaire oĂč et on mange quoi ?
**Nestor** : ChloĂ©, est-ce quâun jour tu vas te rĂ©veiller et ne pas penser Ă la nourriture ?
**Chloé** : Oui, aprÚs ma mort, papa, ne nous blague pas. Maman, ton mari et toi, vous avez une idée ?
**Coline** : Laisse lâanniversaire de mon mari tranquille. On ne va rien manger. Tu as ta bouche dans lâassiette de mon Ă©poux, il y a quoi ?
**Sika** : Vrai, vous voulez nous blaguer ?
**Nestor** : Je mâappelle comment ?
Le lundi matin, arrivĂ©e Ă lâĂ©cole, je tombe sur Loane et Ludovic en train de sâamouracher dans la voiture de Ferdinand. Quand Ferdinand me voit, il me fait signe, collĂ© comme du sparadrap Ă Elsa. Il me demande si je comptais aller avec eux au voyage de fin dâannĂ©e. Je lui dis non, mais il ne semblait pas content. Il va me tourner autour toute la journĂ©e. Je vais finir par lui promettre dây rĂ©flĂ©chir. Je parle du voyage Ă Sika qui me demande dây aller. Je nâaimais pas ce genre de voyage, pour moi câĂ©tait du gaspillage, mais câĂ©tait le dernier voyage scolaire avant la fin de mes Ă©tudes. Ce serait pour moi alors une belle façon de clĂŽturer toutes ces annĂ©es scolaires.
Jâirai payer les frais le lendemain matin, ce qui rĂ©jouit Ferdinand. Je ne savais pas que lâuniversitĂ© organisait un voyage lĂ -bas. CâĂ©tait donc pour son ami quâil mâavait tellement fatiguĂ©e. Les examens enfin terminĂ©s, jâavais lâesprit tranquille. Jâavais rĂ©ussi mes examens de fin dâannĂ©e avec mention et mes copines aussi. Je pouvais entamer ce voyage avec la tĂȘte reposĂ©e. Lâanniversaire de mon pĂšre est enfin arrivĂ©. On cuisine un bon plat quand la porte de la maison sâouvre et qui rentre ? CâĂ©taient mes deux oncles, accompagnĂ©s de Francis et de sa femme Mila. Ma mĂšre inspire, hĂ©site un peu et va les accueillirâŠ
La femme de mon oncle Armand, Josiane, Ă©tait une amie de maman. Nous allons rester lĂ Ă discuter. Mon pĂšre Ă©tait heureux de voir ses frĂšres et, pour une fois, tout se passe bien. Pas d'Anna Ă lâhorizon. Il faut dire que ma mĂšre nâĂ©tait pas allĂ©e de main morte avec elle. De rĂ©union de famille jusquâau chef du village, ma mĂšre lâavait traĂźnĂ©e devant toute notre famille et devant sa propre famille. Mettant la famille dâAnna devant le choix de prendre la responsabilitĂ© de la vie de mon pĂšre, jurant de fĂ©tiche en fĂ©tiche de tuer Anna et sa fille si jamais il devait arriver du mal Ă mon pĂšre.
EffrayĂ©e, la mĂšre dâAnna va rappeler Ă lâordre sa fille. DĂ©jĂ que Sika nâavait pas arrĂȘtĂ© les poursuites judiciaires contre elle pour accusations mensongĂšres et associations de malfaiteurs. Câest aprĂšs avoir Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă 4 mois de prison avec 2 mois de sursis que cette Anna a arrĂȘtĂ© de provoquer mon pĂšre. Mon oncle ne voulait quâune chose : que la paix revienne entre lui et son frĂšre. Mila et Josiane avaient tout fait pour calmer ma mĂšre. Elle ne voulait plus que mes oncles sâapprochent de mon pĂšre, mais aprĂšs de longues discussions avec ses copines, elle finira par cĂ©der. Alors quâils Ă©taient en train de discuter, ma sĆur et moi les laissons seuls.
ArrivĂ©e dans une cafĂ©tĂ©ria, je vois la mĂšre de Yoan. Je la salue poliment. Elle va rĂ©pondre Ă mes salutations tout en dĂ©visageant Sika. Je ne comprends pas pourquoi. Ma sĆur aussi ne regardait pas bien la maman de Yoan. Que se passe-t-il entre les deux ? Est-ce quâelles se connaissaient ? Sika aussi ne va pas approfondir les salutations. Quand la maman de Yoan me demande qui elle Ă©tait, avant mĂȘme que jâaie le temps de lui rĂ©pondre, ma sĆur me tire en disant :
**Sika**
: Chloé, on rentre, je te dépose à la maison.
**ChloĂ©** : Attends, laisse-moi rĂ©pondre Ă la dame, ce nâest pas poli de ne pas lui rĂ©pondre.
**Sika** : Tu le feras plus tard, allez, on y va.
**Chloé** : Désolée, madame.
**Rosalie** : Ăa va, passe une bonne journĂ©e.
**Chloé** : Merci, madame.
AprĂšs notre dĂ©part, Lisette, la sĆur de Rosalie, vient la rejoindre. Rosalie sourit un peu et lui dit :
**Rosalie** : Câest la fille dont je te parlais.
**Lisette** : Attends, câest une gamine, elle nâa mĂȘme pas lâĂąge de ton fils.
**Rosalie** : Non, pas elle, lâautre, celle avec le chignon.
**Lisette** : Tu as des problÚmes ou quoi ? Et tu la laisses partir comme ça, sans rien dire ? Tu es folle ?
**Rosalie** : Tu veux que je fasse un scandale ici ?
**Lisette** : Tu es sĂ»re quâon a le mĂȘme sang qui coule dans nos veines ? Rosalie, tu mâĂ©nerves, rentrons.
**Rosalie** : Calme-toi, tu parles comme si tu ne me connaissais pas. Tu verras le résultat bientÎt, calme-toi.
**Lisette** : Attends, je nâaime pas quand tu souris ainsi !
**Rosalie** : Rentrons, je vais tout tâexpliquer, ma chĂ©rie.
Sika ne voulait pas approfondir son comportement. Jâaurais tout essayĂ© pour savoir pourquoi elle sâĂ©tait comportĂ©e de la sorte, mais ma sĆur me demande de ne pas lui poser de questions.
**ChloĂ©** : Tu me le diras si tu as des problĂšmes, nâest-ce pas ? Tu sais quâun problĂšme Ă moitiĂ© avouĂ© est rĂ©glĂ© Ă 50%.
Auteur : Les Chronique De Prisca Essie
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